Journée Internationale des Langues des Signes

JOURNÉE INTERNATIONALE DES LANGUES DES SIGNES : UNE CÉLÉBRATION MARQUÉE PAR LE DIALOGUE, LA FORMATION ET L’ENGAGEMENT POUR L’INCLUSION

L’Hôtel Karibe a accueilli ce mercredi une importante cérémonie consacrée à la célébration de la Journée internationale des langues des signes. Organisée dans le cadre des activités en faveur des personnes sourdes et de la promotion de l’inclusion, cette rencontre a réuni des responsables institutionnels, des représentants d’organisations, des professionnels, des acteurs du secteur du handicap ainsi que plusieurs invités venus témoigner de leur engagement en faveur d’une société plus accessible.

Dès les premières interventions, un message s’est imposé : la langue des signes n’est pas simplement un moyen de communiquer. Elle est aussi un outil d’accès à l’éducation, à l’information, aux services et à la participation sociale. Pour les personnes sourdes, pouvoir communiquer dans une langue qui leur est accessible constitue un élément essentiel de leur autonomie et de leur inclusion.

La cérémonie a également été l’occasion de mettre en valeur le travail réalisé par le Bureau du Secrétaire d’État à l’Intégration des Personnes Handicapées (BSEIPH) et ses différents partenaires.

Des certificats pour saluer la formation et l’engagement

L’un des moments importants de cette journée a été la remise des certificats aux participants d’une formation organisée par les responsables du BSEIPH autour de deux thématiques importantes : le cadre légal relatif aux personnes handicapées et le leadership organisationnel.

Les responsables du BSEIPH ont profité de cette journée symbolique pour remettre officiellement les certificats aux personnes ayant participé à cette formation.

Au-delà du simple document remis aux participants, ces certificats viennent reconnaître un effort de formation et de renforcement des capacités. Car l’inclusion ne repose pas uniquement sur les bonnes intentions. Elle exige également des connaissances, des compétences et des professionnels capables de comprendre le cadre légal et de contribuer à la construction d’organisations plus efficaces.

Des plaques d’honneur pour les institutions engagées

La cérémonie a également permis de rendre hommage à cinq (5) institutions qui travaillent de manière assidue auprès des personnes sourdes.

Des plaques d’honneur ont ainsi été remises aux cinq (5) institutions bénéficiaires, en reconnaissance de leur engagement et de leur contribution à l’amélioration des conditions de vie et à l’inclusion des personnes sourdes.

À travers ce geste, le BSEIPH a voulu rappeler que les progrès réalisés dans le domaine de l’inclusion sont aussi le résultat d’un travail collectif. Institutions publiques, organisations de personnes handicapées, professionnels, partenaires techniques et société civile ont tous un rôle à jouer.

Les cinq (5) institutions honorées sont :

  1. L’Association Chrétienne les Témoins de Jéhovah d’Haïti
  2. L’Institut Haïtien de Langue des Signes
  3. La Fédération Nationale des Sourds d’Haïti
  4. L’Institut Montfort pour Enfants Sourds
  5. Le Centre Saint-Vincent pour Enfants Handicapés

Une table ronde qui a suscité beaucoup de questions

Mais s’il y a un moment qui a particulièrement retenu l’attention du public, c’est bien la table ronde organisée au cours de la cérémonie.

Plusieurs sujets ont été abordés, avec des interventions qui ont permis de regarder la question de la surdité sous différents angles.

Monsieur Fenel Bellegarde, Directeur exécutif du BSEIPH, a présenté avec beaucoup de maîtrise l’historicité de la langue des signes. Son intervention a permis de revenir sur l’évolution de cette forme de communication et sur son importance dans la reconnaissance des personnes sourdes.

La question des difficultés rencontrées quotidiennement par les personnes sourdes a ensuite été abordée par Monsieur Josenel Exalus, qui a présenté les principales barrières auxquelles font face les personnes sourdes dans leur vie quotidienne et dans leurs rapports avec la société.

De son côté, Monsieur Louis Arlext Noël, expert en la matière et Directeur de la Planification du BSEIPH, a présenté le cadre légal en faveur des personnes handicapées. Une intervention qui a permis de rappeler que l’inclusion et la protection des droits des personnes handicapées doivent également s’appuyer sur les instruments juridiques et les dispositions prévues par la législation.

Enfin, Monsieur Eddy Lemaire a livré un exposé particulièrement apprécié sur le handicap et l’inclusion. Avec un langage accessible et une approche pédagogique, il a replacé la question du handicap dans une perspective beaucoup plus large, en insistant notamment sur la nécessité de dépasser les préjugés et de construire des environnements qui permettent à chaque personne de participer pleinement à la société.

Une table ronde que le public ne voulait plus quitter

Et c’est peut-être là que se trouve l’un des meilleurs indicateurs de l’intérêt suscité par cette rencontre.

Les échanges ont été tellement animés et les questions tellement nombreuses que le maître de cérémonie, le Pasteur Claude Emmanuel Camille, a dû mettre fin, à contrecœur, à la table ronde.

Il fallait bien respecter le programme et éviter que les discussions ne se prolongent jusqu’au soir.

Mais visiblement, le public n’était pas pressé de s’arrêter.

Les questions se succédaient, les participants voulaient comprendre davantage, demander des précisions et partager leurs préoccupations. Le temps prévu pour la table ronde semblait finalement trop court face à l’intérêt manifesté par les invités.

Cette forte participation a constitué, à elle seule, un signal encourageant : les questions liées à la surdité, à la langue des signes et à l’inclusion suscitent un véritable intérêt et méritent d’être davantage discutées dans l’espace public.

Une journée saluée par les participants

Au terme de la cérémonie, les invités ont exprimé leur satisfaction quant au déroulement de l’activité.

Entre les interventions institutionnelles, la remise des certificats, les distinctions honorifiques et surtout la richesse des échanges autour de la table ronde, cette célébration aura permis de sensibiliser, mais aussi de créer un espace de dialogue entre différents acteurs engagés dans la cause des personnes handicapées.

Cette Journée internationale des langues des signes aura donc été bien plus qu’une simple cérémonie protocolaire.

Elle aura été un moment de formation, de reconnaissance, de dialogue et de sensibilisation, avec un message clair : pour construire une société véritablement inclusive, il faut apprendre à mieux communiquer, à mieux comprendre les réalités des personnes sourdes et surtout à agir pour faire tomber les barrières.

À l’Hôtel Karibe, ce mercredi 23 septembre, les mains ont parlé, les idées ont circulé et les voix de l’inclusion se sont fait entendre.

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Service de Communication du BSEIPH